Fleurs poétiques

vendredi 31 janvier 2014
par  Ingrid GHILARDINI

Les élèves de seconde 14 se sont livrés à un jeu surréaliste avec les mots de Baudelaire. Ils ont choisi des vers au hasard dans Les Fleurs du Mal, oeuvre qu’ils étudient en cours, et ont extrait des adjectifs, des noms et des verbes. Ils ont ensuite pioché dans cette provision de mots et créé de nouveaux vers.

Voici ces fleurs du hasard :




Les matins prophétiques servent une immortalité fabuleuse.
L’énorme nuit raille la flamme grotesque.
L’étrange enfer hume l’impeccable beauté.
La soif funèbre pénètre la longue géométrie.
Les escargots de l’espérance suivent la passion lointaine.
La douce torture souffle sur les esprits boiteux.
Le soir écumeux s’enfuit par la victorieuse vitre.
Un baiser orageux tombe dans la fontaine pluvieuse.
Les humaines mollesses consumeront la voix du riche.
Le mannequin de luxe reviendrait aux fleurs glacées.
Les ombres mourantes adorent le postérieur profond.
La rouge destruction est un long espoir.
La divine jalousie ravit les vieilles saisons.
Les fauves infernaux s’évadent.
Un tigre impudique déchire la grasse angoisse.
Le splendide coup écrase l’intimité.
L’étrange intimité triomphe.
Les ennuis irrésistibles fouillent une taverne éblouissante.
Les baisers singuliers traînent dans les toilettes infinies.
Le langage rapide surpasse le vampire épouvanté.
Les chiffonnières bienheureuses frappent les moissons blondes.
Le jeu puissant raconte l’inaccessible baiser.
La fourmilière nue roule de plaisir parfait.
Le vif cadavre monte sur l’ancre confuse.
Le bon globe revient.
Le trésor onduleux est consolé par le démon immonde.
Le pied mystérieux brûle d’amour voluptueux.
Les profonds cliquetis règnent.
Le paradis vert se souvient de son ennemi.
La fée bizarre laisse son encolure sombre.
Les infinies toilettes aiment les meubles monotones.
La vraie odeur regarde la colère dérisoire.
Le véritable soleil monte.
Son cœur langoureux transforme la nature radieuse.
Les beaux bijoux plongent.
L’homme amer conduit.
La vieille pendule est un long violon.
Le filtre supplicié s’évapore.
Le plaisir brumeux rentre dans le seigneur laborieux.
Le hibou tranquille charme les martyrs brusques.
Le soleil pluvieux voit l’ironie frivole.
Le parfum stupide dégage des tourments lumineux.
Les larges prunelles agrandissent les fleurs maladives.
Le beau carillon adore les cimetières amoureux.
La volupté croyante chante.
Les philtres affreux rampent.
Des anathèmes riches flairent un trésor.
Un autel doux se meut.
Un beau Jésus est nu de son cerveau.
Le vieux martyre avale son poison.
Les longs piliers bâtissent de blancs couteaux.
Mes chers canaux étouffent le divin troupeau.
Des louanges complaisantes dorment.
Un démon exécrable s’accroche à son âme.
Le pauvre miroir jette le bruit libre.
La lune enchantée lève les démons.
Le beau concert mort voltige.
La blessure moqueuse sort du vieux capitaine.
Le parfum paresseux évoque l’oiseau dur.
Le haut milieu danse avec le temps galant.
Les jeux langoureux dévoilent une remise harmonieuse.
La tempête contente s’adressait au regard pâle.
Le sein de la luxure restera aux parfums du plaisir.
Le carreau agonisant respire le jour joyeux.
Les stupeurs charmantes étaient au printemps fou.
L’encolure assourdissante hurlait.
Les formes cruelles frappent le chat tiède.
L’allégorie comique entrevoyait le vallon béant.
Une mélancolie antique soulait le crachat divin.
Un pied charmant regarde le vaste oubli.
Les seins étranges s’endorment.
Les larmes pâles s’en vont.
Un long flan siffle les souvenirs bizarres.
Les belles cires dansent.
La souffrance décrépite nage dans l’éternelle cruauté .
L’âme radieuse buvait le soleil rare.
Les brumes singulières étalaient l’oreille ténébreuse.
L’esprit frêle caresse les pauvres jambes.
Le vieux désir voyait le feu amoureux.
Le mugissement maudit tremble.
Le cœur parfait gèle.
Les cordages fragiles allument la caresse criarde.
La bienheureuse misère prend le vif espace.
L’onde frêle triomphe du vrai poison.
La maudite douleur puise dans le ciel funèbre.
Le sommeil maussade hait le monstre fatal.
Les sanglots majestueux hurlaient.
Ta main amoureuse appareille.
Les griffes funèbres déchirent la bichette aromatique.
Son idole fraîche conquiert l’ivrogne.
La pitié plaintive se penche sur la putréfaction.
Les nerfs infernaux vivent dans la trompette lourde.
La révolte spectrale noyait le rugissement noir.
Le désir lent désespère les victimes.
Le corps vert retient l’âne ingrat.
La maîtresse morne grelotte.
Les angoisses profondes savent que le classique féerique fouille le cœur indolent.
Le rêve rouge soufflait du plaisir froid.
La chaîne satanique couchait avec les lustres joyeux.
Les quittances languissantes sortent une bouteille livide.
Un ange sombre entend des vallées diamantées.
Un tombeau vert ressemble à une belle chatte.
La volupté claire aime un soldat morbide.
Les serviteurs blancs plongent dans un bel enfer.
Les doux savants se reposent.

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