Jean-Noël Liaut au lycée Valin

jeudi 16 février 2017
par  Ingrid GHILARDINI

Soutenue par la région Nouvelle-Aquitaine et par le lycée Valin, l’association LEAR a invité le biographe, traducteur et essayiste Jean-Noël Liaut à s’entretenir avec des élèves de seconde et de première.
Voici trois articles rédigés par des lycéens de première L2, qui rendent compte de ce qui s’est transmis le 7 février 2017.

Une personne d’exception

Mardi 7 Février, nous avons rencontré Jean Noël Liaut, une personne aux multiples facettes qui nous révèle une autre perception du monde. Revendiquant ses idées haut et fort, c’est un personnage dans sa vie de tous les jours.

Cet homme, grand, aux cheveux noirs, portant des lunettes et ayant un charisme étonnant, est un biographe, traducteur, auteur, journaliste. C’est sa mère qui a donné à ce grand passionné de lecture depuis son plus jeune âge l’amour de la littérature. D’ailleurs, la biographie a tout de suite pris une grande place dans sa vie : la première qu’il a lue a été L’Irrégulière d’ Edmonde Charles-Roux.
Jean-Noël Liaut se décrit en deux mots : passionné et curieux, ce qui nous montre sa passion pour la biographie. Pour lui, c’est devenu une joie de se lever le matin pour travailler, et il va même jusqu’à dire qu’il a acquis une folie douce au fil du métier.
Son âme d’enfant est toujours présente et mise en avant, surtout quand il présente son métier comme celui d’un enquêteur, d’un chercheur, comme s’il faisait une chasse au trésor. Il aime aussi les rencontres faites lors de ses nombreux voyages où il peut avoir des surprises, ce qui le stimule.
Mais Jean-Noël Liaut est aussi un compétiteur dans l’âme, car il préfère écrire sur des personnes inconnues pour être le premier à les découvrir et à les faire découvrir au public. Il refuse d’écrire sur une personne de son entourage car il ne pourrait pas être objectif, mais aussi sur une personne vivante, pour éviter les problèmes. L’auteur ne serait d’ailleurs pas capable de faire une autobiographie, car il ne se trouve pas intéressant. Pour lui, ce serait très compliqué, il devrait aussi censurer des parties de sa vie et ne pas pouvoir tout dire.
Dans son œuvre, nous pouvons observer son penchant pour les femmes. En effet, c’est un féministe engagé. D’après lui, les femmes ont un cahier des charges plus important que les hommes, elles sont courageuses, plus intéressantes et ne se laissent pas écraser. Mais il ne se livre pas à un simple exercice d’admiration, il sait mettre en avant les failles de chaque être humain. En plus de considérer les femmes comme ses muses, il adore le cinéma, l’opéra, le théâtre, qui font partie aussi de ses sources d’inspiration.
Aujourd’hui, Jean Noël Liaut, a décidé de changer de genre d’écriture, en composant une pièce de théâtre, qui pour l’instant est inconnue du public. De plus, il publiera, plus tard, un journal intime et des carnets de voyage.

De nombreux voyages, de nombreuses rencontres, une vie passionnante : Jean-Noël Liaut continuera donc à nous surprendre.

Mélanie et Romane

Rencontre avec un écrivain passionné

Né en 1966, Jean-Nöel Liaut est un biographe et traducteur français. Auteur d’une dizaine d’ouvrages, il a été récompensé par le prix de la biographie de l’Académie française en 2015. Ses livres sont traduits en anglais, italien, grec et polonais.

Avant tout enquêteur, cet écrivain aime « traquer l’animal au fin fond de la caverne ». En effet, c’est lors de ses nombreux voyages, en Inde, aux Bahamas, en Angleterre, ou en Russie, que Jean-Noël Liaut se rapproche des personnages sujets de ses biographies, en rencontrant des témoins ou encore en cherchant des informations dans les archives.


« Il faut que les femmes croient en elles-mêmes »

Féministe, cet homme écrit principalement des portraits de femmes qui ont compté, les tirant de l’oubli, révélant leur exemplarité. Pour choisir les femmes sur lesquelles il va écrire, il se demande tout d’abord avec qui il aimerait passer du temps. Le but n’étant pas de se faire souffrir, il ne choisit pas des personnes qui sont susceptibles de l’ennuyer même si leur vie peut paraître tout de même très intéressante. « C’est comme une chasse au trésor ! », s’exclame Liaut.

« J’ai cinquante ans depuis trois mois et je ne m’ennuie jamais ! »

Cet artiste varie les plaisirs en changeant de genre. En effet, il se penche en ce moment sur l’écriture d’une pièce de théâtre. « J’apprécie les pièces de théâtre comme le cinéma, c’est un bon changement, un autre défi ! », nous confie l’écrivain.

Enola et Margaux

Jean-Noël Liaut, un biographe passionné

Jean-Noël Liaut a connu une enfance joyeuse : sa mère et ses professeurs lui ont fait aimer la lecture et la littérature. Il commence donc à écrire dès l’adolescence. A l’âge de 25 ans il rédige sa première biographie. Son succès crée un « phénomène de jalousie » qui lui fait perdre des amis d’enfance importants pour lui. Aujourd’hui, Liaut en est à sa treizième biographie, à l’age de 50 ans. « Curieux et passionné » c’est comme cela qu’il se définit.

Selon lui, pour être biographe, il faut être passionné et discipliné car cela prend beaucoup de temps. Son travail est séparé en deux phases complémentaires. La première phase est l’enquête. Le biographe se présente en effet comme un « détective ». Il récolte les informations et rencontre énormément de personnes dans le monde, ce qu’il apprécie beaucoup, et parfois ses enquêtes sont remplies de surprises. La seconde phase est celle de l’écriture ; elle est pour lui « très intense » et difficile car il faut faire attention à de nombreuses choses comme ne pas trop mettre de références car cela peut perturber le lecteur. C’est l’une de ses faiblesses.

Il nous confie qu’il choisit d’écrire sur les personnes avec qui il aimerait passer du temps ; il faut que le sujet le passionne et qu’il puisse être surpris dans son enquête. Pour lui, l’humour est important : il n’aime pas le sérieux qui l’ennuie et qui peut lasser les lecteurs. Il a déjà été déçu par les personnes sur lesquelles il a écrit, mais il trouve cela positif, car cela les humanise.

Étant féministe, il écrit donc seulement sur les femmes qui mettent tout en œuvre pour surmonter des obstacles, comme des guerres ou des révolutions. Il trouve ces femmes plus intéressantes et les admire. C’est le cas des sœurs Kagan, dont il croise les deux portraits pour créer une dynamique dans son œuvre Elsa Triolet et Lili Brik, les Soeurs insoumises. Il ne voulait également pas choisir entre l’une ou l’autre. Cela étant dit, il préfère Lili car celle-ci ne se plaint pas de sa situation, comme le fait sa sœur Elsa.

Enfin, Jean-Noël Liaut est en train de composer une pièce de théâtre et tient un journal intime et un carnet de voyage qu’il envisage de publier un jour.

Alyssa et Thomas


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