Albane Gellé au lycée Valin

mercredi 1er novembre 2017
par  Ingrid GHILARDINI

Soutenue par la région Nouvelle-Aquitaine et le lycée Valin, l’association LEAR a invité Albane Gellé le 16 octobre 2017 dans une classe de première ES. Les élèves ont rédigé des articles rendant compte de ce beau moment. Vous pouvez ainsi lire un montage de ces productions.

Le temps d’une respiration : Albane Gellé

Le 16 octobre 2017, nous avons reçu au lycée Valin Albane Gellé, une poétesse contemporaine. Pour sa venue, les élèves de la classe de 1ère ES1 ont proposé une lecture expressive de son texte le plus récent, « Chevaux de guerre ». Nous avons ensuite pu interviewer cette artiste passionnée qui attache beaucoup d’importance à l’écriture. Rencontre avec cette femme qui aime "redonner la complexité du réel" sous une forme plus simple et élaguée.

Dans « Chevaux de guerre », on ressent votre amour pour le cheval : d’où vient-il ?
C’est un mélange de nombreuses choses. Toute petite, j’ai voulu faire du poney. Contrairement à ce qu’on peut penser, je n’ai pas grandi dans le milieu de l’équitation. Je ressens la même sensation quand j’écris et quand je suis avec un cheval, cette sensation de liberté, quelque chose d’intense et qui n’est jamais acquis, une énergie commune. Cela peut paraître bizarre vu que ce sont deux sujets différents, mais c’est ce que je ressens. On a un rapport au vivant. On se sent libre, dans l’instant. Certes, une maîtrise technique est nécessaire, mais rien n’est jamais acquis, on ne sait pas ce qu’il va se passer.

Parmi tous les textes que vous avez écrits, quel est celui que vous préférez ?
Mes poèmes sont tous proches de moi, mais celui que je préfère est celui que je suis en train d’écrire. Je considère que mes poèmes sont tous les uns à la suite des autres, comme une histoire, ou un chemin. J’ai essayé d’écrire autre chose que de la poésie, mais je n’y suis pas arrivée parce que je cherchais toujours à être perfectionniste, je cherchais à montrer l’importance du mot.

Qu’est ce qui vous inspire ?
« Inspire », ce n’est pas le mot approprié. Je dirais plus que cela relève de l’observation, le fait d’être attentif à ce qui nous entoure. Je ne me sépare jamais de mes petits carnets dans lesquels je note mes idées vagabondes. Je suis comme une éponge, je m’inspire du ciel, de ce que j’entends, sens et lis. Pour écrire, je me sers des choses de la vie quotidienne et ordinaire, et lorsque je suis chez moi, je reprends tous les mots que j’ai notés dans mes petits carnets, je me retrouve seule, en étant sûre d’avoir beaucoup de temps devant moi, pour écrire sans réelles contraintes à partir de ces notes. J’écoute les mots, j’apprécie leurs sons et leurs sens. Valéry disait que la poésie était cette hésitation prolongée entre le son et le sens. En ce qui concerne la construction des phrases, je ne décide rien à l’avance. Et puis, j’ai du mal à choisir les titres de mes recueils. La plupart du temps, j’opte pour un morceau de mon poème, mais, parfois, je m’inspire également de chansons ou de phrases que j’ai retenues.

Avez-vous toujours voulu être poétesse, et qu’est-ce qui vous a poussée à l’être ?
Lorsque j’étais petite, vers 8 ou 9 ans, je gribouillais des poèmes en cachette. C’était comme une île sur laquelle je me réfugiais. A cet âge, je ne me disais pas que je voulais être poétesse. C’était juste un moyen de traduire ce qu’il ce qu’il y avait en face de moi, c’était une liberté d’inventer dans sa propre langue. Mes poèmes, c’était mon territoire, et j’ai eu du mal à commencer à les faire lire aux autres. Mais à l’adolescence, je me suis lancée. J’ai envoyé quelques textes à une petite revue. Par la suite, je suis partie faire mes études à Nantes où j’ai découvert la Maison de la Poésie et où j’ai rencontré de nombreux poètes qui ont su me conseiller et m’encourager.

Que représente pour vous la poésie ? Que vous apporte-t-elle ?
Pour moi, la poésie, c’est la liberté au niveau de la langue car tout est possible. On retrouve la liberté également du côté du lecteur car on a une infinité de lectures possibles, et il est nécessaire de lâcher prise : il arrive qu’on ne comprenne pas ce qu’on lit, mais le but ce n’est pas de comprendre, c’est d’aimer. La poésie se rapproche d’ailleurs en cela d’autres arts comme la peinture ou la musique. Elle relie aussi au monde extérieur. Elle m’apporte de l’air, du silence ; c’est un espace habitable dans un monde effrayant.

Rédacteurs : Laurie, Amélie R., Lucie, Lindsay, Zoé, Lou-Maëlle, Juliette, Camille,Thelma, Léna, Amélie, Hugo,Tonya, Léa, Valentin, Marion, Charlène.


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