Du Château d’Azay-Le-Rideau à celui de Saché

De la renaissance au XIXème
vendredi 22 juin 2018
par  Sophie DEBOUTE

Les secondes 15 et 16 ont suivi les traces de François Ier et de Balzac.

Le lundi 26 mars 2018, les classes de 2nde 15 et 16, accompagnés par leurs professeurs de français et d’histoire-géographie, ont quitté les salles du lycée pour se rendre dans le département d’Indre-et-Loire et visiter le château d’Azay-le-Rideau dans la matinée, celui de Saché, ancienne demeure de l’écrivain Honoré de Balzac, dans l’après-midi.

Étape 1 : LA VISITE DU CHÂTEAU D’AZAY-LE-RIDEAU

Nous avons pris le bus à 6h45 devant le lycée Valin et nous sommes arrivés à destination à 10h30.
Lors de notre arrivée au château, nos deux classes ont été réparties en deux groupes, et deux guides sont à la rencontre de chaque groupe.
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La visite a commencé par une observation de la façade extérieure du château. Les questions de la guide nous ont amenés à observer :

  • l’imitation de l’architecture romaine avec un arc de triomphe sur la façade,
  • la marque d’éléments propres à la Renaissance, comme la sculpture de quelques qui rappellent le tableau de Botticelli, La Naissance de Vénus.
  • les lettres F et C, qui sont les initiales de François Ier et de Claude de France, ainsi qu’une salamandre et une hermine, emblèmes respectifs du roi et de la reine.

Le château se situe sur une île sur pilotis. Il est entouré par l’Indre qui est un affluent de la Loire. On comprend que Balzac, habitant de la Touraine et visiteur familier des lieux, décrive le château d’Azay comme « un diamant serti par l’Indre et monté sur pilotis  ».
La construction première date du Moyen Âge, à l’époque des lourdes forteresses dédiées à la défense du village. Au début du XVIe siècle, le château tombe aux mains de Gilles Berthelot, trésorier de France, et de son épouse qui ont voulu le dédicacer à François Ier et à sa femme Claude de France. Puis, de mains en mains et au fil des siècles, chaque propriétaire laissera sa trace sur les lieux.
Aujourd’hui, le château a 500 ans et appartient au CMN (Centre des Monuments Nationaux).

On accède à l’étage par des escaliers qui débouchent sur des "loggia" ornées de sculptures. Ces grandes ouvertures permettaient de voir ou d’être vu depuis l’extérieur : elles montrent la puissance des propriétaires et servent à impressionner les invités. Cette tendance, nouvelle à l’époque, venait d’Italie.
Ainsi, ce château est le premier en France à ne plus avoir les escaliers en colimaçon ou en vis qui dataient du Moyen Âge.

Petit aperçu de quelques pièces visitées :

  • Le premier étage et la salle de réception : Nous avons d’abord découvert la plus grande pièce du château : elle mesure 6 mètres de haut pour une superficie de 156 m2. Malgré l’imposante cheminée, cette pièce était donc très difficile à chauffer. La pièce accueillait festins et bals. Lorsque nous l’avons visitée, une exposition présentait une table de banquet et quelques costumes. Sur la table destinée aux convives, il n’y a ni couverts, ni serviettes, mais de larges plateaux en argent.
  • La chambre de la Reine vient d’être restaurée. Elle datait du XVIe. Les murs ont été reconstitués avec de nattes de jonc (commandées en Angleterre) qui servait alors d’isolant.
  • Au rez-de-chaussée, le salon Biencourt était une salle de réception digne des plus belles demeures aristocratiques du XIXe siècle. On y voit une statue en bronze de Louis XII, des plats en porcelaine, des tables en écailles de tortue, des tableaux de personnages de l’Histoire française et des meubles nombreux, comme des fauteuils et des petites tables, autant d’éléments qui signalent que l’on a quitté l’époque de la Renaissance pour celle de la modernité. Néanmoins, au-dessus de la cheminée, une salamandre et une couronne rappellent qu’Azay était un château royal.
  • Ensuite, nous nous sommes rendus dans une pièce nommée « la dépense ». Ce lieu était à la fois un garde-manger où l’on faisait la vaisselle et où on lavait le linge grâce au puits creusé par Philippe Lesbahy. Il avait donc ainsi créé un système d’eau courante.

Nous sommes sortis du château par les jardins dont nous avons emprunté les chemins.

Pour clore la visite : pique-nique au bord de l’Indre, à quelques pas du château…
Élise R., Clara R. et Lorie B, 2nde 15,

Étape 2 : LE MUSÉE BALZAC :CHÂTEAU DE SACHÉ

Après notre pique-nique sur les bords de l’Indre, nous avons repris la route pour un court trajet en bus à destination de Saché, petit village d’Indre-et-Loire dans lequel l’écrivain Honoré de Balzac (1799-1850) acheta un petit château éloigné des agitations parisiennes afin de se consacrer à la littérature.

À notre arrivée, nous avons été répartis en trois groupes, comme cela avait été prévu avec nos professeurs. Cette répartition des élèves a permis que chacun profite des trois activités proposées :
* Une visite guidée mais collaborative du château (nous avions préparé en classe)

  • Un travail d’enquête sur les liens qui unissaient Balzac et le sculpteur Auguste Rodin (1840-1917)
  • La presentation du système d’imprimerie tel qu’il existait à l’époque de Balzac, qui fut lui-même imprimeur avant de commencer à écrire ses romans.

Notre groupe a commençé par la “salle Rodin”. Balzac a été représenté par plusieurs sculpteurs ont Auguste Rodin dont quelques œuvres sont exposées au musée Balzac. Nous avons découvert ces sculptures à travers un questionnaire qui nous faisait observer les matériaux utilisés tels que la terre cuite, le marbre, le plâtre ou encore le bronze. Nous avons même dessiné nous aussi.
Nous sommes ensuite entrés dans la salle de l’imprimerie. Cette salle rappelle que Balzac, avant de devenir romancier, s’est lancé en tant qu’éditeur–imprimeur. Hélas, son entreprise fit faillite deux ans après son ouverture. Dans cette salle se trouvent trois grosses machines qui permettaient d’imprimer à l’époque. Notre guide a expliqué le fonctionnement de chacune, puis elle en a utilisé une avec laquelle elle a imprimé la page de garde d’un livre.
En attendant le dernier atelier, nous avons visionné, dans un petit salon, une vidéo retraçant le quotidien de Balzac à Saché.
Le dernier atelier a été consacré à une visite des pieces du château. Dans chaque pièce, par groupes de deux ou trois, nous avons présenté l’oral, devant la guide et les autres élèves, les recherches que nous avions menées en classe ; puis la guide a complété nos travaux. Nous avons également découvert des salles reconstituées à l’image des scènes de quelques romans, comme le bureau de l’avoué Derville dans le roman Le Colonel Chabert.

Ninon B. et L. Conrad, 2nde 15


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